Clôture du 5ème Sommet UA-UE sur des engagements forts

Le 5ème Sommet Union africaine-Union européenne qui a réuni plus de 80 délégations a clos ses travaux ce jeudi 30 novembre 2017 à Abidjan, en présence du Président Roch Marc Christian KABORE. Après 48 heures de travaux, les chefs d’Etat et de gouvernement africains et européens sont parvenus à des résultats qui donnent espoir aux populations des deux continents. Face à l’ampleur des préoccupations de part et d’autre, de fortes décisions ont été prises et les populations n’attendent que la concrétisation. Le président en exercice de l’Union africaine (UA) qui a présidé la cérémonie de clôture a aussitôt invité le président de la Commission de l’UA à lire son discours. Monsieur Moussa Faki MAHAMAT a d’abord « rassuré les jeunes quant à l’engagement des dirigeants à ne pas décevoir leur espoir car cela reviendrait en vérité à mettre en danger l’avenir du continent africain ». Monsieur MAHAMAT a pour cela, invité les chefs d’Etat et de gouvernement à mettre en œuvre, les engagements et les décisions de ce Sommet. Pour lui, une « Afrique prospère sera non seulement au bénéfice des populations africaines, mais aussi au bénéfice de nos voisins européens ». Après le président de la Commission de l’UA, Monsieur Alassane OUATTARA a pris la parole en tant que hôte du Sommet pour remercier toutes les délégations qui ont honoré la Côte d’Ivoire à travers leur participation. Il a aussi salué les « conclusions pertinentes auxquelles sont parvenus les participants qui ouvrent un nouveau partenariat dans les trois années à venir ». De ce partenariat, le Président ivoirien retient l’engagement pris pour renforcer l’éducation des filles, la lutte contre l’insécurité sous toutes ses formes, la mise en place d’une zone de libre-échange avec l’accès au marché européen, la lutte contre l’immigration clandestine qui occasionne le départ massif des jeunes vers l’Europe dans des conditions désastreuses ; ce qui cause des drames, notamment des traitements inhumains sur les migrants. Par conséquence, Monsieur Alassane OUATTARA pense que sans attendre, des actions vigoureuses doivent être prises contre les réseaux de passeurs qui sont à la base de ces drames, par des enquêtes afin de situer les responsabilités. En attendant, il s’est dit satisfait de la mise en œuvre d’un mécanisme de suivi pour la matérialisation des engagements pris au profit des jeunes. Pour lui, il y a lieu d’espérer et les dirigeants doivent se donner les moyens pour relever les défis. A la suite du Président Alassane OUATTARA, c’est au Professeur Alpha CONDE qu’est revenu l’honneur de prononcer le discours officiel de clôture. Comme ses prédécesseurs, le président en exercice de l’UA a condamné les violences contre les migrants et a affirmé que les dirigeants ont pris bonne note des cris de cœur de la jeunesse africaine. Il a annoncé la mise en place immédiate d’une commission d’enquête de l’Union africaine et de l’Union européenne, avec la participation des Nations unies sur les atrocités commises contre ces migrants par des « trafiquants d’êtres humains ». Il a aussi fait l’annonce de la création dans chaque pays d’une force spéciale pour lutter contre le phénomène. Le Professeur Alpha CONDE a enfin salué le consensus qui s’est dégagé sur l’ensemble des décisions prises et qui a abouti à une « déclaration conjointe sur la situation des migrants en Libye ». La Direction de la Communication de la Présidence du Faso