Communique de presse Le Président du Faso invité à l’ouverture officielle des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan

PRESIDENCE DU FASO BURKINA FASO
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CABINET Unité-Progrès-Justice
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DIRECTION DE LA COMMUNICATION
Ouagadougou, le 20 juillet 2017

Sur invitation de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, assistera le vendredi 21 juillet 2017 à Abidjan, à la cérémonie officielle d’ouverture des 8èmes Jeux de la Francophonie.
Synonymes de rencontres, d’ouverture et d’échanges, les Jeux de la Francophonie associent disciplines sportives et culturelles. Ils offrent à la jeunesse des 77 Etats et Gouvernements de la Francophonie dont le Burkina Faso, un cadre d’enrichissement, de stimulation et d’expression de sa vitalité.
En rappel, c’est en mars 2013 que la Côte d’Ivoire a été désignée pour abriter ces 8èmes Jeux de la Francophonie lors de la 87e session du Conseil Permanent de la Francophonie (CPF).
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Rapport de synthèse du XVIe Sommet

XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement
des pays ayant le français en partage
Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016


Rapport de synthèse du XVIe Sommet
présenté par Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE
Président du Burkina Faso
en qualité de rapporteur général
Antananarivo, le 27 novembre 2016
Monsieur le Président de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement,
Madame la Secrétaire générale de la Francophonie,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Mesdames, Messieurs,
C’est un honneur et un plaisir pour le Burkina Faso d’avoir été désigné Rapporteur général du XVIe Sommet de la Francophonie.
Je suis particulièrement sensible à ce choix porté sur mon pays, et qui me permet d’être le porte-parole de notre communauté pour exprimer notre vive gratitude à l’endroit des autorités et du peuple malgaches pour leur généreuse hospitalité dans la pure tradition de Tongasoa, illustrée par le logo du Sommet, l’Arbre du voyageur, emblème de Madagascar.
S’il est un lieu qui incarne l’harmonie entre l’homme et la nature, c’est bien, Monsieur le Président de la République, Madagascar, votre pays à la biodiversité et à la diversité culturelle si riches et uniques !
Après le rendez-vous manqué de 2010, nous sommes donc particulièrement heureux de nous retrouver en terre malgache, marquant ainsi le plein retour sur la scène internationale de ce pays, berceau de notre communauté initiée par la Conférence de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), en juin 1966, et de la Charte qui régit notre Organisation, adoptée il y a 11 ans quasiment jour pour jour, le 23 novembre 2005.

Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
En attendant que le rapport détaillé de nos travaux soit dressé, permettez-moi d’en relever à votre attention les points saillants.
Notre Conférence a débuté hier, 26 novembre, par une cérémonie solennelle d’ouverture rehaussée par les discours de très haute facture des Chefs d’Etat ou de gouvernement de Madagascar, du Sénégal, de la France, du Canada, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Vietnam, de la Suisse, du Niger, du Tchad ainsi que celui de la Secrétaire générale, qui ont notamment mis l’accent sur les principaux enjeux politiques, économiques, environnementaux, de sécurité et de société ainsi que ceux liés aux flux sans précédent de migrants auxquels fait face notre communauté mais également les questions qui touchent le devenir de notre Organisation.
Cette cérémonie a en outre été agrémentée par des animations scéniques et musicales mettant en valeur la jeunesse ainsi que la diversité et la richesse de la culture malgache. Outre un message fort de jeunes slameurs contre les injustices, la cérémonie a également été marquée par la présentation dynamique de la Déclaration des jeunes francophones, dans laquelle ceux-ci nous ont livré leur vision d’une société durable, prospère et équitable et exprimé leur engagement politique et citoyen. La participation de ces jeunes constitue une première pour un Sommet de la Francophonie, traduisant ainsi notre volonté de renforcer la participation et l’implication concrète des jeunes à la vie des institutions de la Francophonie mais aussi la priorité que nous entendons accorder aux défis qui les touchent spécifiquement.
Notre Sommet a, par ailleurs, admis en son sein un nouveau membre associé : la Nouvelle-Calédonie, ainsi que trois nouveaux Observateurs : l’Argentine, la Corée du Sud et le Canada-Ontario, portant ainsi à 84 le nombre des membres de l’OIF. Ces nouvelles adhésions soulignent l’attrait que continue de susciter notre Organisation et je joins ma voix à toutes celles qui se sont exprimées pour leur souhaiter la bienvenue. La décision sur la candidature de l’Arabie saoudite sollicitant l’obtention du statut d’Observateur a été reportée, dans l’attente de la mission exploratoire que le Sommet demande à la Secrétaire générale de mandater rapidement dans ce pays.

Au cours des riches échanges que nous avons eus, en séance plénière et à huis clos, à la suite du Rapport d’activités de la Secrétaire générale, intitulé « La Francophonie des solutions », notre Sommet a exprimé sa pleine solidarité avec les pays affectés par le terrorisme. Nous avons appelé au renforcement de la mobilisation de la communauté internationale pour faire face à ce fléau, en soutenant les actions entreprises par la Secrétaire générale pour y contribuer et pour prévenir la radicalisation, particulièrement celle des jeunes ; l’allocution prononcée par M. Jean-Paul Laborde, directeur du Comité des Nations unies contre le terrorisme, s’inscrivait dans ces mêmes objectifs. Nous avons également salué les actions menées sous la conduite de la Secrétaire générale en matière de prévention des crises et d’accompagnement des processus électoraux, de sortie de crise et de consolidation de la paix, préoccupations que nous avons partagées avec M. Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix. Notre présence à ce Sommet, alors que le Burkina Faso traversait, au moment du dernier Sommet tenu à Dakar, une période d’instabilité majeure, illustre de façon éloquente la capacité d’accompagnement de notre Organisation dans ces domaines.

Par ailleurs, nos échanges ont souligné l’importance que nous attachons à la mise en œuvre de la stratégie économique pour la Francophonie adoptée lors du Sommet de Dakar, dans une démarche au service d’un développement humain durable et qui se traduise concrètement dans le quotidien des populations. Les actions déployées par la Secrétaire générale à cet égard, illustrées par M. Janvier Litzé, vice-président de la Banque africaine de développement, ont été saluées, tout comme celles concernant la lutte contre les changements climatiques, dans le cadre de la CdP21 à Paris et de la CdP22 à Marrakech. Nous avons, de plus, affirmé notre détermination à promouvoir l’égalité femme-homme ainsi que les droits et l’autonomisation des femmes et des filles. Nous avons, d’autre part, pris connaissance et entériné la résolution que nos Ministres ont adoptée au sujet de la mise en œuvre du Vade-mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales, renouvelant et actualisant nos engagements en faveur de cette langue commune, à l’occasion du 10e anniversaire de l’adoption de cet instrument, lors du Sommet de Bucarest.

Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
En référence au thème de notre Sommet, « Croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone », très opportunément proposé par Madagascar, nous avons adopté la Déclaration d’Antananarivo, document majeur de ce XVIe Sommet et qui se décline en trois sous-thèmes :
? Les valeurs francophones au service d’une mondialisation harmonieuse et d’un monde plus stable ;
? Croissance partagée et développement durable et responsable : un lien indissociable ;
? Le développement durable et responsable et l’énergie pour tous constituent les principaux défis de demain.

En adoptant ce document, nous entendons :
? œuvrer davantage à l’enracinement d’une culture démocratique et de paix, de l’Etat de droit et de la gouvernance dans notre espace ;
? promouvoir des échanges économiques plus équitables, au profit de tous, pour un meilleur partage des richesses et une plus grande efficacité dans la lutte contre la pauvreté ;
? renforcer notre coopération pour lutter contre les changements climatiques.
La Déclaration des jeunes francophones adressée au Sommet et la Déclaration de la Xe Conférence des OING et Organisations de la société civile accréditées auprès des instances de la Francophonie, portant toutes deux sur le thème du Sommet, sont annexées à notre Déclaration, afin de marquer combien les problématiques en question sont des enjeux de société et combien les jeunes et la société civile constituent des acteurs majeurs de note communauté.
Treize résolutions ont été également adoptées sur :
? les situations de crise, de sortie de crise et de consolidation de la paix dans l’espace francophone, avec deux réserves du Burundi sur les paragraphes le concernant ;
? la création d’une entité au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la promotion de l’égalité femme-homme, des droits et de l’autonomisation des femmes et des filles ;
? la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents pouvant conduire au terrorisme ;
? la formation professionnelle et technique ;
? l’énergie propre et durable pour tous en Afrique ;
? la promotion de la diversité linguistique ;
? les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés ;
? la décentralisation et le développement local ;
? « Eau, Paix, Sécurité » ;
? la promotion du dialogue des cultures en tant que facteur de développement durable ;
? « Investir dans le secteur de la santé pour soutenir la croissance partagée dans l’espace francophone » ;
? la sécurité routière ;
? l’économie bleue.

L’ensemble de ces documents expriment nos engagements et notre responsabilité partagée dans ces divers sujets ; comme l’a dit le Président de notre Conférence, nous devons veiller à ce que ces engagements de notre XVIe Sommet soient suivis d’effets concrets.

Par ailleurs, selon l’usage, nous avons entendu la communication de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, portant notamment sur son action de vigie de la démocratie et son Avis sur le thème du Sommet. La déclaration élaborée par le Parlement francophone des jeunes a été remise au Président de notre Conférence ainsi qu’à la Secrétaire générale. Nous avons également entendu les communications de nos membres associés.

Enfin,
Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs,

Nous avons désigné l’Arménie comme pays hôte du XVIIe Sommet de la Francophonie, qui se tiendra en 2018, et la Tunisie comme pays hôte du XVIIIe Sommet de la Francophonie, en 2020.
Je voudrais, pour terminer, relever que nos travaux se sont tenus dans un contexte mondial qui exige plus que jamais une forte cohésion de notre part, une quête constante du « vivre ensemble » et du « Libres ensemble », pour reprendre l’appel de la Secrétaire générale, dans le respect de nos diversités culturelles et linguistiques, ainsi qu’une mobilisation renforcée pour nos valeurs de solidarité fondées sur notre patrimoine commun, la langue française.


Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs,
Madame la Secrétaire générale de la Francophonie,
Mesdames, Messieurs,

Je ne pourrais conclure sans vous adresser, Monsieur le Président, mes vives félicitations pour votre conduite dynamique et rigoureuse de nos travaux et saluer Madame la Secrétaire générale pour les remarquables résultats de ses deux premières années de mandat à la tête de l’OIF. Je remercie l’ensemble des équipes du secrétariat pour le précieux soutien apporté au Rapporteur général.

Je vous remercie de votre attention.