TOAST PRONONCE PAR SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, A L’OCCASION DE LA VISITE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR PATRICE TALON, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN, AU BURKINA FASO

BURKINA FASO
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- Monsieur le Président, Cher Frère Patrice TALON
- Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
- Distinguées personnalités
- Mesdames et Messieurs

Monsieur le Président
Le peuple burkinabè, le Gouvernement et moi-même sommes heureux et honorés de vous accueillir aujourd’hui à Ouagadougou.
Nous le sommes d’autant plus qu’il s’agit de la première visite officielle que vous effectuez dans notre pays.
A vous-même et aux membres de la délégation qui vous accompagne, je souhaite la chaleureuse bienvenue, et un bon séjour au Burkina Faso.
Dans la continuité d’une si longue tradition de coopération et de partenariat fructueux, votre visite contribuera à donner une impulsion nouvelle aux relations d’amitié et de fraternité qui existent entre nos deux pays et nos deux peuples.


Monsieur le Président
Au terme du scrutin du 06 mars 2016, tenu dans ce bastion de la démocratie africaine qu’est la République du Bénin, le peuple vous a porté à la magistrature suprême. Le bon déroulement de ce scrutin honore le Bénin et l’Afrique toute entière.
En vous réitérant mes sincères félicitations et mes vœux de succès, il me plait de saluer votre sens élevé du devoir pour la défense des intérêts de votre pays et votre détermination à relever les défis qu’impose votre lourde charge.
Monsieur le Président et Cher Frère
Les relations entre nos deux pays sont anciennes, fortes et exemplaires.
Celles-ci portent notamment sur la culture, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’administration territoriale, le commerce et l’industrie, l’agriculture, les transports, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la santé et la justice.
De solides bases ont déjà été posées par les sessions des travaux de la Commission Mixte de Coopération entre nos deux pays, dont la troisième et dernière a eu lieu du 05 au 07 mai 2005 à Ouagadougou. La tenue effective des travaux de la quatrième session, prévue à Cotonou, sera une nouvelle occasion pour placer notre partenariat stratégique à la hauteur de nos ambitions communes. Nous devons à cet égard veiller à prendre dûment en compte les aspirations profondes de nos peuples. Celles de nos diasporas respectives, qui, également vivent en parfaite harmonie avec leurs frères et sœurs du pays d’accueil doivent aussi retenir notre attention car nos diaspora contribuent au raffermissement continu des liens immémoriaux qui lient nos deux pays.
Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs
Il nous faut toutefois, et pour en tirer le maximum de dividendes, inscrire ces actions dans la dynamique de l’intégration sous-régionale et régionale. Le Burkina Faso et le Bénin partagent en effet les mêmes préoccupations que les autres pays voisins et du continent dans son ensemble. Celles-ci s’appellent lutte contre la pauvreté, éducation, santé, croissance économique et développement, bonne gouvernance et démocratie, protection des droits humains, etc.
Nous devons par conséquent nous engager plus résolument sur la voie de la consolidation de nos espaces sous-régionaux et de l’Union africaine.
Certes, les obstacles ne manquent pas, mais avec une réelle volonté politique de conjuguer nos efforts et de mutualiser nos ressources, nous pourrons les surmonter.
Monsieur le Président et Cher frère,
Parmi les plus grands défis que nous devons relever pour assurer la paix et la sécurité dans notre sous-région figure la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et les trafics illicites de tous genres.
En marge des travaux de la 72ème Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU, les pays membres du G5-Sahel ont à nouveau plaidé pour un appui renforcé des partenaires au développement à l’opérationnalisation de la Force commune d’intervention qu’ils ont mise en place pour lutter contre le terrorisme dans la zone sahélienne. Ce fléau est devenu mondial, et le combattre doit être un objectif commun.
Il en est de même des actes de piraterie maritime, contre lesquels le Bénin a pris courageusement la tête de la croisade. Il s’agit là de l’un des nombreux domaines dans lesquels, sur le plan international, le Bénin et vous-même affirmez votre leadership et votre engagement.
Je voudrais vous en féliciter, et vous assurer que, sur le terrain de l’action positive et de la défense des causes nobles, vous pouvez compter sur le soutien du Burkina Faso.
Monsieur le Président,
Pour terminer, et en vous souhaitant à nouveau un très agréable séjour dans ce pays qui est aussi le vôtre, je voudrais vous réitérer tous nos vœux de plein succès dans la conduite de la destinée du Bénin et des Béninois.
Je vous invite à lever vos verres à l’amitié, à la fraternité et à la solidarité entre la République du Bénin et le Burkina Faso.
Je vous remercie.

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO GRAND MAITRE DES ORDRES BURKINABE

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR
ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO
GRAND MAITRE DES ORDRES BURKINABE
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A
L’OCCASION DE LA CEREMONIE OFFICIELLE D’OUVERTURE
DE L’ATELIER NATIONAL D’AMENDEMENT ET DE VALIDATION DES PROPOSITIONS DE REFORMES POUR UNE MEILLEURE ADMINISTRATION DES ORDRES BURKINABE
Ouagadougou, le 26 septembre 2017
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Monsieur le Grand Chancelier des Ordres burkinabè
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Mesdames et Messieurs les participants au présent atelier
Distingués invités
Mesdames et Messieurs
L’atelier de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè qui s’ouvre ce matin fera date dans l’histoire de cette institution emblématique de la République dont les textes datent pour l’essentiel depuis les années 1960.
Comme vous le savez, la force et l’efficacité d’une institution résident dans sa capacité à inscrire son action dans une dynamique d’innovation et d’adaptation aux évolutions, pour mieux répondre aux aspirations dont elle est porteuse.
C’est dans cet esprit que se tient le présent atelier national de validation des propositions de réformes sur la Grande chancellerie, à laquelle participent les représentants de l’ensemble des composantes de notre société.
Je salue votre participation effective à ces assises qui témoigne de votre engagement en faveur des initiatives visant l’approfondissement et l’amélioration continue de notre système de gouvernance.
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Depuis quelques années, l’Administration des Ordres burkinabè présente des insuffisances et des lacunes liées essentiellement à la vétusté des textes qui règlementent l’organisation, la gestion des Ordres burkinabè ainsi que le fonctionnement de l’Institution elle-même.
Face à ce constat, la relecture des différents textes constitue un impératif pour permettre à la Grande Chancellerie d’être en phase avec les réalités actuelles et de faire preuve d’efficacité dans l’accomplissement de sa mission.
Puissiez-vous alors, par la qualité de vos contributions, la pertinence de vos recommandations et la finesse de vos analyses et propositions, accompagner la dynamique engagée qui vise l’amélioration du dispositif règlementaire et organisationnel de l’administration des Ordres burkinabè.
Mesdames et Messieurs
Monsieur le Grand Chancelier des Ordres burkinabè
La crédibilité renforcée et le prestige renouvelé de la Grande Chancellerie dépendent de la qualité des textes consensuels qui sanctionneront vos travaux.
Je forme le vœu que les réflexions qui seront menées pendant ces trois jours, dans le cadre de cet atelier apportent des réponses claires et pertinentes à l’enjeu fondamental de transformation qualitative de la Grande Chancellerie.
En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier national de validation des propositions de réformes des Ordres burkinabè.
Je vous remercie.

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU DEUXIEME ANNIVERSAIREDE LA RESISTANCE AU PUTSCH DU 16 SEPTEMBRE 2015

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO
A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU DEUXIEME ANNIVERSAIREDE LA RESISTANCE
AU PUTSCH DU 16 SEPTEMBRE 2015
Ouagadougou, le 15 septembre 2017
Chers compatriotes
Démocrates et patriotes du Burkina Faso
La journée du 16 septembre qui marque le deuxième anniversaire de l’héroïque résistance de notre peuple au putsch de 2015, m’offre l’occasion de saluer la mémoire de nos martyrs tombés sur le champ d’honneur pour préserver notre dignité et promouvoir les idéaux de notre patrie commune, le Burkina Faso.
La Nation reconnaissante les a logés au Panthéon de notre histoire commune et j’adresse à leurs parents et proches, ainsi qu’à tous les blessés, l’expression de notre solidarité et de notre proximité.
Grâce à leur audace et à leur engagement, notre pays a réaffirmé aux yeux du monde son attachement profond à la liberté, à la justice, à la démocratie et à l’Etat de droit.
Par la même occasion, notre Peuple a montré à souhait son aversion pour les coups d’Etat et les dictatures déguisées en régimes démocratiques.
La participation active de la jeunesse, des organisations politiques, de la société civile, des syndicats, des Forces de Défense et de Sécurité, et la contribution des autorités coutumières et religieuses à cette résistance populaire face à l’imposture nous imposent désormais un devoir, celui de la fidélité aux aspirations profondes de notre peuple.
Peuple du Burkina Faso
C’est un bel exemple d’unité, de solidarité et de courage face au danger qui mérite de faire école. Cette mobilisation exceptionnelle qui a permis de défendre les institutions de la République doit continuer à inspirer notre combat actuel contre le terrorisme, le grand banditisme et les trafics transfrontaliers de tous ordres qui sapent nos efforts de développement.
C’est la preuve aussi que nous sommes capables de compter d’abord sur nous-mêmes, sur les ressorts internes de notre peuple pour faire face aussi bien aux menaces internes qu’externes.
Car, seul un peuple mobilisé et conscient de son destin peut se montrer aussi intransigeant comme vous l’avez démontré tout au long de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015.
C’est pourquoi la réconciliation nationale, tout en restant une priorité doit être fondée sur la vérité et la justice pour qu’enfin, dans un même élan, tous les fils et filles du Burkina Faso tournent définitivement les pages sombres de notre histoire. J’en suis profondément attaché.
Nous avons un devoir de fidélité aux valeurs d’intégrité, de bravoure et de témérité qui forment le socle de notre Burkindlum. Burkinabè et fiers de l’être, nous nous devons donc de rester attachés à la source et au sens de ce qui nous lie à notre patrie. Servir la patrie, c’est prendre en main notre destin, renforcer l’Etat de droit et consolider le « vivre ensemble ».
La grandeur d’un peuple, c’est aussi d’avoir fait de grandes choses dans le passé. J’ai l’intime conviction que le Burkina Faso ne peut se construire qu’avec l’engagement patriotique de chacun et de tous, aujourd’hui et demain.
Je tiens à rappeler que le Burkina Faso de l’aspiration profonde de notre peuple ne saurait se construire dans l’incivisme, le désordre et le délitement des valeurs morales et sociales.
Au-delà de nos colères parfois sincères, de notre impatience compréhensible, voire de nos craintes, sommes toutes légitimes, nous ne devons pas perdre de vue l’essentiel qui est de préserver la foi en nous-même et à la capacité de notre peuple à unir ses forces pour accomplir notre destin commun.
Ensemble, nous devons retrouver la sérénité pour affronter les nombreux défis, notamment sécuritaires et de développement qui sont les nôtres.
C’est pourquoi, je veillerai avec toute la rigueur qui sied, au respect des valeurs républicaines qui fondent notre « communauté de destin ».
J’invite donc les populations des villes et des campagnes, les agents de l’Etat, les travailleurs du public et du privé à renouer avec les valeurs de probité, d’efficacité, de responsabilité et de dialogue.
Peuple du Burkina Faso
Les nombreuses épreuves que notre pays a vécues ces dernières années doivent contribuer à raffermir notre foi en l’unité nationale. C’est le lieu de saluer toutes les initiatives notamment les marches silencieuses, la chaîne de lumière, que des Burkinabè, sans calcul quelconque et guidés par le patriotisme ont régulièrement organisées pour montrer que nous restons debout et demeurons des résistants face à la volonté de déstabilisation de notre pays.
Ces épreuves doivent nous permettre de retrouver la maîtrise de notre destin, la fierté de notre attachement individuel et collectif aux valeurs qui font la grandeur de notre Nation.
Chers compatriotes
La commémoration du deuxième anniversaire de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015 nous rappelle que la liberté et le renouveau démocratique que nous vivons aujourd’hui ont été sauvegardés au prix du sang de nos martyrs. C’est la preuve qu’il n’y a pas d’avenir pour un peuple qui ne consent pas de sacrifices.
Pour ce qui me concerne, je continuerai à travailler pour garantir les libertés fondamentales à chacune et à chacun de nos compatriotes.
C’est le lieu pour moi de réitérer mes encouragements à notre Armée nationale et aux forces de sécurité pour leur loyalisme, leur abnégation et leur professionnalisme dans l’exécution de leurs missions.
Je les invite à continuer, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, à défendre l’intégrité de notre territoire, à assurer la sécurité des personnes et des biens et celle des institutions de la République.
A vous tous, Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, nourris à la sève du devoir de mémoire qui nous incombe, j’en appelle à plus d’engagement et de veille citoyenne pour relever tous les défis qui se dressent et qui se dresseront sur notre marche déterminée pour la liberté, la démocratie, la justice, la réconciliation nationale et la prospérité partagée.
Peuple du Burkina Faso
Sans distinction d’opinions politiques, de religions, de croyances ou de conditions sociales, nous avons la responsabilité, individuellement et collectivement, de consolider la paix, de promouvoir par le travail le développement économique et social au profit de tous.
C’est à ce prix que nous serons à la hauteur des attentes de notre peuple dont nous ne devons jamais trahir la lutte et les aspirations.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

DISCOURS INTRODUCTIF DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CNLS-IST A L’OUVERTURE DE LA SEIZIEME SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES O

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

 

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST
Mesdames et Messieurs les participants
Distingués invités
Mesdames et Messieurs
Je vous souhaite la bienvenue aux travaux de cette seizième session ordinaire du Conseil National de Lutte Contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST).
Je me réjouis de la tenue régulière des sessions, depuis la création du CNLS-IST en 2001. C’est la preuve de notre volonté de toujours privilégier les échanges afin de mieux orienter et coordonner les actions de lutte contre cette infection dans notre pays
C’est le lieu pour moi de saluer la forte mobilisation des membres du Conseil, ce qui témoigne de l’intérêt particulier qu’ils portent à cette instance.
Je ne doute point que cette mobilisation augure des débats fructueux à même d’accroître l’efficacité de nos actions multisectorielles pour une riposte plus efficace au Sida.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil
Honorables invités
Bien que des progrès importants aient été enregistrés en matière de prévention, de prise en charge et de soutien aux personnes infectées et affectées, le VIH/Sida représente toujours une menace pour l’humanité en général et pour le Burkina Faso en particulier. C’est pourquoi, le PNDES l’a inscrit parmi les priorités pour le renforcement du capital humain.
Je saisis l’opportunité de cette session pour saluer l’engagement soutenu des différents acteurs de la réponse nationale qui ont toujours joué un rôle primordial dans la riposte, par des actions salvatrices sur le terrain.
Je renouvelle ma gratitude aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent chaque jour dans la quête d’un mieux-être de nos populations.
A tous et à toutes, je voudrais exprimer toute notre reconnaissance pour les engagements pris au cours de la table-ronde des bailleurs de fonds pour le financement du Cadre stratégique national de lutte contre le Sida et les IST 2016-2020 et le plan d’urgence pour l’accélération de la réponse 2017-2018 tenue le 23 juin 2017 à Ouagadougou.
Je ne doute point que des efforts supplémentaires seront fournis en vue de combler le gap du financement.
Mesdames et Messieurs les Membres du CNLS-IST
Honorables invités
Au moment où nous devons nous pencher sur les résultats du Plan national multisectoriel de lutte contre le Sida et les IST (PNM) 2016, je note avec satisfaction que les difficultés rencontrées n’ont pas empêché d’engranger des acquis perceptibles dans les domaines de la prévention, de la prise en charge, de la coordination et de la gestion de l’information stratégique.
Ainsi, les dernières statistiques indiquent une baisse de la prévalence de 0,9% à 0,8% entre 2014 et 2016. On note néanmoins que cette prévalence reste élevée dans nombre de régions et au sein de certains groupes de populations. Par ailleurs, certains indicateurs indirects comme les grossesses, surtout chez les jeunes scolaires et non scolaires, restent alarmants et nous invitent aussi à plus de réactivité et d’adaptation. Enfin, il faut déplorer le taux encore élevé de la transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant.
Dans le domaine de la prise en charge médicale, le nombre des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dépistées et suivies sur le plan médical, est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016, mais seulement 69% des PVVIH sont sous ARV. Le nombre de PVVIH qui devrait être traité chaque année par les ARV n'est pas couvert du fait de la faible décentralisation du traitement. En plus des efforts pour la mise sous traitement, il faudrait renforcer le suivi biologique, car moins de 60% des PVVIH sous traitement ARV en 2015 ont été suivies dans les laboratoires, ce qui peut hypothéquer la survie des malades.
En matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, de nombreux efforts ont été fournis pour un environnement favorable à travers notamment le renforcement du dialogue, l’adoption et le paraphe de Principes Directeurs pour le traitement et la diffusion de l’information ciblant les populations clés dans le contexte du VIH par les hommes de médias. Néanmoins, un nombre important de Personnes vivant avec le VIH et de groupes spécifiques sont toujours l’objet d’exclusion.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil
Honorables invités
Ces différents constats appellent de notre part des actions fortes.
C’est pourquoi, je me réjouis de l’élaboration du plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale qui prend en compte l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2018 et l’initiative « All-In » qui cible les adolescents et les jeunes dans le contexte du VIH en intégrant la promotion de la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre la consommation des substances psychotropes et la capacitation/habilitation des jeunes.
J’appelle les différents acteurs ainsi que les partenaires techniques et financiers, à nous accompagner dans la mise en œuvre de ces différentes initiatives.
Je réaffirme mon engagement et celui du gouvernement, à ne ménager aucun efforts pour jouer pleinement notre partition.
Mesdames et Messieurs
Au cours de nos travaux, nous aurons à examiner et approuver le bilan de la mise en œuvre du Plan national multisectoriel (PNM) 2016 ainsi que les orientations du PNM 2017. Des communications spécifiques seront aussi présentées sur des sujets d’intérêt, en réponse à des préoccupations.
Je vous invite à des débats francs et constructifs, porteurs de propositions concrètes et réalistes.
Je souhaite plein succès à nos travaux, et déclare ouverte la seizième session ordinaire du conseil national de lutte contre le Sida et les IST au Burkina Faso.
Je vous remercie.