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le 3 avril 2003 Le Plan décennal de développement de l'éducation de base (PDDEB)Officiellement lancé le 14 septembre 2002, le Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB) doit servir de cadre de référence à l’intervention de tous les acteurs du système éducatif de base pour la période 2000-2009, découpée en trois phases. Ses objectifs généraux sont au nombre de quatre :
Trouver des solutions définitives aux problèmes de l’éducationDe façon concrète, des programmes seront développés pour :
Afin de trouver des solutions définitives aux problèmes qui se posent toujours au système éducatif de base, l’action préconisée a été placée dans une perspective à long terme. En outre, elle rompt avec l’approche projets par projets qui était pratiquée jusqu’à présent. Une des principales conséquences de ces deux options est que désormais, tous les partenaires du secteur de l’éducation de base devront s’organiser et se concerter pour appuyer sur les plans technique et financier, les programmes ainsi arrêtés en référence aux priorités et choix stratégiques définis par le gouvernement, et non plus seulement des approches et priorités définies par les partenaires extérieurs. Une autre conséquence de ces options est la décision prise de privilégier désormais la formule de l’exécution nationale des programmes par les structures nationales. La pratique de la multiplicité des agences d’exécution actuellement en cours, chacune rattachée à un partenaire technique ou financier, a montré ses limites, alors que le Burkina dispose de l’expertise nationale nécessaire à cet effet. Un coût global estimé à 235 milliards de F CFALe coût global du PDDEB est estimé à 235 milliards de F CFA environ, ce qui va impliquer la mobilisation de ressources importantes de la part de l’Etat, des partenaires au développement, des bénéficiaires, des collectivités locales et des organisations non gouvernementales. Le Plan se décline en trois « Programmes triennaux », le premier devant surtout asseoir les bases et conditions d’accélération et de réussite des deux autres programmes. Il est ainsi prévu, au titre du seul programme d’investissement, la construction et l’équipement d’environ 20130 nouvelles salles de classe, de plus de 4000 centres permanents d’alphabétisation et de formation, et de 3000 centres d’éducation de base non-formelle. Pour permettre au plan d’atteindre tous ses objectifs, le Gouvernement est conscient que des mesures doivent être prises dans le sens de maîtriser la masse salariale, accroître le budget du Ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation, et améliorer la qualité de l’éducation de base formelle et non formelle. Une situation en amélioration constanteLe PDDEB devrait donc prolonger les efforts accomplis par le Burkina depuis plusieurs années, dans les domaines de l’Education de base et de l’Alphabétisation. Ainsi par exemple, entre 1987 et 1997, les dotations budgétaires ont été multipliées par 2,9. Sur la même période, le budget de l’Education de base a représenté en moyenne 9,70 % du budget de l’Etat. Cette part a évolué de 4,89 % en 1989 à 12,38 % en 1997. Les différents projets et actions mis en œuvre, notamment avec l’appui des divers partenaires dans le cadre du second plan quinquennal, ont également permis d’améliorer sensiblement la situation du secteur sous de multiples aspects. La couverture scolaire s’est considérablement accrue. La réalisation des programmes de construction de salles de classe , de recrutement et de formation des maîtres, associée à la mise en place de « mesures d’efficacité » telles que les classes multigrades et les classes à double flux, a permis d’atteindre un taux de scolarisation de 40,90 % pour l’année 1997/1998, alors que ce taux n’était encore que de 16 % en 1983. Les mesures mises en place en faveur de la promotion de l’enseignement privé ont eu pour résultat une augmentation nette de ses effectifs qui sont passés de 42 192 élèves en 1991/1992 à 85 238 pour 1997/1998. Une progression annuelle de 9 % a été enregistrée de 1990 à 1997, au niveau de la scolarisation des filles, se traduisant par un taux brut de scolarisation de 33,40 % en 1997/1998. De 1994 à 1997, le taux d’accroissement annuel moyen des effectifs d’élèves a été plus important pour les filles (7 %) que pour les garçons (5,6 %). Durant cette même période, la représentation des filles dans l’enseignement de base est passée de 31 % à 38 % dans le secteur public. Une moyenne de plus de 1300 maîtres a été recrutée chaque année. La plupart (80 %) des enseignants en fonction ont bénéficié de formations initiales et/ou continues. Le pourcentage d’enseignants qualifiés est passé de 18,57 % en 1990/1991 à 65,68 % en 1997/1998. La gestion des écoles a été améliorée par la formation des directeurs d’écoles, des conseillers pédagogiques itinérants (CPI) et des inspecteurs de l’enseignement primaire (IEP), ainsi que par la réorganisation du système d’encadrement et par la dotation en moyens logistiques des inspections, des directions provinciales et régionales. Le ratio élèves/maître est passé de 57 à 47 et le ratio élèves/classe de 89 à 52 entre les années 1990/1991 et 1997/1998. Retour |
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