![]() ![]() |
|
|
|
|
le 30 avril 2002 La lutte contre le SIDA au Burkina FasoDes données publiées par l’ONU-SIDA le 31 décembre 2000 présentent un tableau sombre du Sida en Afrique depuis les 20 dernières années : en effet, 36,1 millions de personnes vivent avec le VIH dont 95 % dans les pays en développement et 25,3 millions pour la seule région de l’Afrique au sud du Sahara. 13,2 millions d’orphelins du Sida sont dénombrés en Afrique dont 90% pour la même région subsaharienne dans laquelle se situe le Burkina Faso. La situation du fléau au Burkina est également alarmante, mais les autorités politiques ne restent pas les bras croisés. Un conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmises (CNLS/IST), présidé par le chef de l’Etat, Blaise Compaoré, a été mis sur pied pour « prendre le taureau par les cornes ». En outre les prix des anti-retroviraux connaissent une forte baisse, avec une commercialisation assurée par la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG). Situation du SIDA au BurkinaLe Burkina Faso, frappé de plein fouet par la pandémie, avec une séroprévalence de 7,47 %, chiffre de 1997, se classe deuxième dans la sous-région ouest-africaine après la Côte d’Ivoire. Du fait de certains indicateurs et de la propagation de la maladie observée un peu partout en Afrique, il est fort probable que ce taux soit proche de 10 % en cette année 2002. Dès la déclaration des premiers cas en 1986, et suite à des concertations nationales avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des orientations politiques en faveur d’une meilleure connaissance de la pandémie et d’une réponse organisée, ont été définies et mises en œuvre. A défaut de vaccin contre le VIH/Sida, et dans le but d’accompagner les activités de prévention pour réduire la propagation du VIH/Sida, le gouvernement burkinabé a favorisé l’émergence de Projet de marketing social des condoms (PROMACO) en 1991. Ce projet œuvre à sensibiliser les populations sur les dangers du Sida en distribuant gratuitement des préservatifs. Outre cette initiative, le Burkina a été l’un des rares pays à s’engager auprès des institutions financières pour mobiliser des financements. C’est dans ce cadre que le Projet population et lutte contre le Sida (PPLS) a été créé en 1995 et a permis au monde associatif de mener un nombre important d’activités de sensibilisation sur le terroir. Le conseil national de lutte contre le SIDA et les infections sexuellement transmises (CNLS/IST)L’organisation de la lutte contre le Sida à l’échelle nationale a pris un tournant capital en 1990 avec la naissance d’un Comité national de lutte contre le Sida (CNL-Sida). En 1994, avec la restructuration du ministère de la Santé, cette structure prendra l’appellation de Comité national de lutte contre le Sida et les maladies sexuellement transmises (CNL-Sida/MST). Depuis le 1er octobre 2001, une réorientation de la lutte contre la pandémie a été engagée et matérialisée par la création d’un Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (CNLS/IST). Le CNLS/IST est l’organe supérieur de coordination du Programme national de lutte contre le Sida. Il constitue l’organe décisionnel en la matière et ce en fonction des objectifs ci-après :
Présidé par le chef de l’Etat, le CNLS/IST comprend 72 membres issus des différentes couches de la société burkinabé. Les autres membres du bureau sont :
Membres
Le Président du CNLS-IST peut déléguer tout ou partie de ses prérogatives aux Vice-Présidents. Outre les membres du Bureau, le Conseil National de Lutte contre le SIDA et les IST (CNLS-IST) est constitué des membres statutaires suivants :
Le Président du Comité Sectoriel SIDA et un point focal des Ministères chargés :
Il est doté d’un organe technique : le Secrétariat permanent. Le Secrétariat permanent du CNLS/IST est chargé de la coordination, de l’appui technique et du suivi de l’ensemble des activités de lutte contre le VIH/Sida. Placé sous l’autorité du président du CNLS/IST, cette structure est dirigée par un Secrétaire permanent, le médecin-Colonel Joseph André Tiendrébéogo. Le CNLS/IST a tenu sa première session le mardi 06 novembre 2001, sous la présidence du chef de l’Etat. Blaise Compaoré a rappelé qu’il poursuivra son soutien aux personnes vivant avec le VIH/Sida en améliorant leur prise en charge globale avec notamment un accès plus large aux médicaments contre les infections opportunistes et aux antirétroviraux. Cette première réunion a arrêté des actions immédiates à entreprendre : la définition des mécanismes de financement et de décaissement, l’élaboration d’un plan d’action budgétisé pour l’année 2002 et le renforcement des capacités institutionnelles des intervenants. Des ONG et partenaires internationaux se mobilisent également pour lutter efficacement contre le Sida. Ainsi des associations nationales de femmes, de jeunes, d’adultes, de personnes vivant avec le VIH/Sida mènent souvent bénévolement des activités de sensibilisation et de prise en charge morale, matérielle ou financière des personnes affectées ou infectées. Leurs efforts sont soutenus par des organisations africaines et internationales comme le Réseau africain des personnes vivant avec le VIH, l’ONG « Ensemble contre le Sida », le Cathwell, l’ONU/Sida et la Conférence internationale sur le Sida et les MST (CISMA). La centrale d'achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG)Créée en 1992, la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) a en charge de garantir la disponibilité et l’accessibilité géographique des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux à moindre coût. La politique sanitaire du gouvernement du Burkina met l’accent, entre autres, sur la lutte contre le Sida, notamment un large accès aux antirétroviraux. Par l’entremise de la CAMEG, ces produits sont vendus au prix coûtant aux malades sans marge bénéficiaire. Des négociations avec certaines firmes pharmaceutiques ont abouti à une réduction très sensible des prix, depuis mai 2001. Les médicaments permettant un traitement trithérapeutique sont désormais vendus à des prix variant entre 53 000 et 96 000 F.CFA alors qu’ils pouvaient atteindre 325 000 F.CFA. D’une manière générale les prix des antirétroviraux ont été réduits de 63,48 % pour les moins chers et de 74,37 % pour les plus chers. Retour |
|
Tous droits réservés © Présidence du Burkina Faso, 2005-2006.
|