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le 30 avril 2002

Les engagements nationaux

Véritable appui au programme septennal.

« Notre peuple n’a jamais été de ceux qui se résignent, qui acceptent la fatalité d’un ordre mondial favorable aux plus nantis; c’est pourquoi je vous ai conviés à cette rencontre pour qu’ensemble, nous prenions conscience des défis auxquels notre pays doit faire face. Nous devons nous départir de nos habitudes d’hier, devenues inopérantes pour un redéploiement à la base de toute l’économie nationale.

La perspective dans laquelle j’invite chacun de vous à s’engager dès maintenant est celle d’une résistance productive et d’une capacité autonome à lutter efficacement pour des réalisations concrètes… Â».

Ainsi, s’exprimait Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré le 2 juin 1994 lors du meeting national sur la production au Stade du 4 août de Ouagadougou.

A cette occasion inédite, le Président du Faso a exhorté ses concitoyens à unir leurs efforts dans six grandes directions qui seront autant d’engagements nationaux pour la production. Ce sont :

  • la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre la désertification;
  • l’accroissement de la production agro-pastorale;
  • l’organisation et l’appui au secteur informel et à l’artisanat;
  • le développement des petites et moyennes entreprises et industries;
  • le soutien aux activités productrices des femmes;
  • l’élévation du niveau général des connaissances à la base et le développement du sport et des activités culturelles.

Cadre de mobilisation et de misse en œuvre du programme septennal sur la base duquel Blaise Compaoré a été réélu le 15 novembre 1998, les Engagements nationaux ont connu un engouement auprès des producteurs.
Le bilan à mi-parcours, établi à la date du 2 juin 2000, révèle des résultats positifs; quelques exemples.

Concernant la sauvegarde de l’environnement et la lutte contre la désertification, plus de 25 millions de pied d’arbres ont été mis en terre sur une superficie de 48 000 hectares au compte du « projet 8000 villages, 8000 forêts Â»; quant à l’opération « une école, un bosquet Â», 3054 écoles de 39 provinces ont planté plus de 704 030 arbres dans le cadre de l’éducation environnementale.

Pour ce qui est de la mécanisation agricole, 225 tracteurs ont été placés auprès des producteurs; il en est de même de 300 motopompes et de 7400 unités de matériels de traction animale.

Au profit des femmes, surtout paysannes, une opération 200 moulins a été exécutée.

Le projet d’appui à la création des petites et moyennes entreprises (PAPME) a financé 5159 prêts, généré 619 emplois permanents et 438 emplois temporaires.

Le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) qui couvre l’ensemble des 45 provinces du Burkina, a permis à 5747 groupements féminins et 5980 femmes individuelles de bénéficier de fonds de crédits.

Les crédits avec un taux et un mode recouvrement très souple, ont servi aux femmes le montage de petits commerces et la pratique des activités rémunératrices de revenus.

Quant au Fonds d’appui au secteur informel (FASI), il couvre aussi l’ensemble du territoire national en tant que sous-programme du Fonds national pour la promotion de l’emploi (FONAPE); il a octroyé depuis début 1995 un crédit total de 363 648 834 F qui a permis la création de 166 micro-entreprises et d’environ 600 emplois.

Dans le domaine sportif, le projet « un village, une équipe sportive Â» a permis l’implication des populations dans la pratique du sport; le brassage des jeunes, l’animation des villages et des secteurs, en un mot, la grande mobilisation autour des sports populaires a suscité la réalisation de 9 plateaux omnisports.

Sont encore en chantier, les aménagements de 36 autres plateaux et 8000 terrains villageois.

Parallèlement, 20 000 ballons de football, de basket-ball et de volley-ball ainsi que d’importants lots d’équipements sportifs ont été gratuitement distribués. 400 encadreurs et animateurs de football ont bénéficié de formation.

Bref, voilà quelques-uns uns parmi tant d’autres de succès remportés dans l’exécution des Engagements nationaux.

Mais comme dit l’adage, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. C’est ainsi que des insuffisances ont été relevées dans l’exécution de certains projets; ces insuffisances sont entre autres l’absence de mesures d’accompagnement dans certains domaines socio-économiques; des insuffisances structurelles; le manque souvent de personnels qualifiés et de moyens logistiques adéquats; des fonds de roulements très limités; etc.

En dépit de ces quelques insuffisances, l’enthousiasme suscité auprès des populations bénéficiaires et les résultats acquis sur le terrain sont à l’origine de nouvelles perspectives des Engagements nationaux.

Aussi et grâce à la disponibilité des partenaires au développement des nouveaux projets sont en chantier; il s’agit principalement du Palais omnisports de Ouaga 2000, du barrage de Yacouta, de la réhabilitation de l’abattoir de Ouagadougou, de l’extension du réseau d’eau potable de Dori, du financement des micro-projets, des micro-barrages pour soutenir la culture maraîchère, etc.

 

Issouf Zabsonré



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